L’agriculture, un secteur qui compte dans l’économie régionale
Poitou-Charentes est l’une des régions les plus rurales de métropole, avec 38 % de ses habitants vivant en espace à dominante rurale, en 2006.
Les sols agricoles et forestiers couvrent 86 % du territoire régional, et les productions de cycle long 35 % (bois, Surface Toujours en Herbe, vigne).
L’agriculture contribue pour 4 % (1,5 milliards d’€) à la création de valeur ajoutée régionale, contre 3,6 % en moyenne nationale. Près de la moitié des exportations régionales sont liées aux produits agricoles et à leurs transformations. L’agriculture et l’agro-alimentaire sont ainsi essentiels, avec 2,5 milliards d’€ de chiffre d’affaires à l’export en 2006, dont 0,4 milliard d’€ pour les produits agricoles et 2,1 milliards d’€ pour les produits agro- alimentaires. C’est la vigueur du Cognac à l’export qui marque la différence.
Une contribution à l’emploi près du double de la moyenne nationale
En 2007, l’agriculture emploie 41 723 personnes, dont 25 823 exploitants et 15 900 salariés, soit 6,3 % de la population active régionale, contre 3,3 % en moyenne nationale. L’agroalimentaire mobilise 18 309 salariés, soit 18 % des salariés de l’industrie. Au total, la production agricole et sa transformation génèrent 60 032 emplois, représentant 9 % de la population active de Poitou-Charentes. A l’image des autres régions, le nombre d’actifs non salariés diminue de 47 % en 15 ans. Par contre, le nombre de salariés agricoles augmente de 20 % sur la même période.
Une forte restructuration des exploitations
En 2007, Poitou-Charentes comptait 27 400 exploitations dont 63 %, soit 17 200, dites "professionnelles". Depuis 2000, le nombre de ces dernières a diminué de 20 % (- 22 % pour les autres).
Le nombre des exploitations spécialisées, élevages hors sol, fruits et légumes, horticulture, grandes cultures et bovins viande, enregistre une baisse inférieure aux moins spécialisées du type polyculture-élevage. En 2007, 31 % des "exploitations professionnelles" avaient une orientation grandes cultures, 26 % élevage, 25 % polyculture-élevage et 16 % viticulture.
La taille moyenne des "exploitations professionnelles" est passée de
En 7 ans, la productivité du travail a progressé de 18 % avec une personne à temps plein pour
L’évolution des marchés et la disparition progressive des outils de régulation de la Politique Agricole Commune ainsi que les départs à la retraite en sont les principales causes. La population des chefs d’exploitations vieillit : 24 % ont plus de 55 ans et 12 % moins de 35 ans en 2007, contre respectivement 17 % et 16 % en 2000.
Une grande variété de productions et des terroirs diversifiés
En termes de moyens de production, Poitou-Charentes occupe les premières places dans le palmarès des régions françaises, pour nombre de secteurs :
• 1ère région caprine (lait et viande) et melonnière
• 2ème région oléagineuse, derrière la région Centre
• 3ème région en élevage cunicole mais 1ère région pour l’abattage
• 3ème région en élevage ovin viande mais 2ème région pour l’abattage
• 3ème région céréalière et tabacole
• 4ème région viticole avec 10 % du vignoble national
En 2007, la valeur de la production agricole atteint 3,5 milliards d’€, dont 35 % en grandes cultures, 34 % en élevage et 18 % en viticulture.
Les démarches qualité sont nombreuses en Poitou-Charentes et la plupart des filières professionnelles s’y sont engagées. En 2007, 44 % des exploitations disposent au moins d’un signe officiel de qualité. D’autres produits bénéficient d’un identifiant régional « Signé Poitou-Charentes », en viande bovine, de lapin, de chevreau, poisson, carotte…
Une exploitation sur cinq est concernée par la diversification, c’est-à-dire la pratique de productions ou activités atypiques dans la région (cultures légumières, horticulture, élevage de lapins Orylag, aquaculture continentale, héliciculture, apiculture, arboriculture, trufficulture…). Les clés d’entrée en diversification sont généralement la nécessité de revenus complémentaires, le choix de l’atypicité, la valorisation de bâtiments ou de parcelles difficiles à cultiver.


